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Un papillon sur l’épaule de Ghislaine Lejard  (L'écho optique, Bellevue,85500, Les Herbiers)

« La poésie / de l’ombre à la lumière… »

(par Martine Morillon-Carreau, Traces 162)


    Rien à voir au premier abord évidemment entre le film (policier) de Jacques Deray et ce recueil homonyme
de poèmes brefs (trois vers chacun) de Ghislaine Lejard qui vient de paraître à L'Écho optique (Bellevue, 85500, Les Herbiers).
     Et pourtant comment n'y pas être sensible à la récurrente présence d'un mystère ?
    Non évidemment celui - oppressant pesant - de l'atmosphère policière, mais bien - léger suggéré - celui poétique,d'instants de vie : " le mystère du souffle " ; " une étoile miniature " en quelque sorte animant l'ombre, quand" l'enfant sourit " ; au sein de " la fête sauvage / aux rayons / d'un soleil éclaté " comme dans " le regard de l'autre " ce " miroir / au quotidien".
    La forme des poèmes, sortes de " petits justes " (selon la pertinente formule d'Éluard rappelée par Christian Bulting dans sa belle préface au recueil), qui donnent à voir, imaginer, méditer dans les marges comme au-delà de ce qui est dit (mais c'est bien cependant cet apparent au-delà du texte qui le génère l"" inspire ", le façonne) sans en chercher le canonique 5 / 7 / 5, évoque bien l'esprit du haïku, cette pierre jetée dans un lac tranquille, avec des ondes qui se propageraient ; et au fil des relectures la pierre comme plus fort relancée pour des échos se prolongeant...

    Mais " petits justes " ou haïkus, des  poèmes à la mesure en tout cas de l'humaine condition ; avec quelques mots résonnant autour, plus longtemps, plus loin : depuis par exemple " l'ombre " que " le chat guette " jusqu'à ce " regard ", comme " un ruisseau de lumière / bleue " ...

(Martine Morillon-Carreau, Traces 162)

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