biobibliographie | recueils | poèmes dits | motscouleurs | sur la poésie | recensions | échos critiques | haïsha haïku | Sac à mots édition | Revue 7 à dire | liens |
Monique Leroux-Serres, La
visiteuse de Saint-Loup, Éditions du Petit Pavé, 2016, 12 €. Haïjin confirmée, l’auteure est une habituée de la
concision et de la précision nécessaires à la forme brève du haïku. La nouvelle
qu’elle nous offre ici, d’une soixantaine de pages ― assez longue donc pour ce
type de récit en prose — met cependant
en œuvre les qualités d’écriture évoquées plus haut : un style sans
fioriture ni graisse. Par lequel Monique Leroux-Serres donne à voir, avec
justesse et sensibilité, la campagne de Saint-Loup du Dorat, en Mayenne,
qu’elle connaît bien, parce qu’elle est celle de son enfance. Le narrateur et
protagoniste, un écrivain au
regard aiguisé de peintre ou de poète et qui, justement lui aussi,
« essaie d’aller droit à l’essentiel »,
reçoit les visites d’une femme énigmatique, qui « vient de la forêt
[...] là d'où surgissent [...] la fée, la sorcière, [...] le loup », qui explore sa maison, lit ce qu’il écrit… Mais ne
serait-ce pas plutôt lui, l’écrivain, dont le comportement pourrait poser
question à un observateur attentif ? L’histoire et les rapports mystérieux
de ces deux personnages attachants tiendront jusqu’au bout le lecteur en
haleine… (par Martine Morillon-Carreau, Poésie/première 70) |