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Sébastien
Minaux, Le fruit des saisons, éd. Alcyone, 2017, 50 pages, 15 €. Le numéro 66 de Poésie/première avait publié, dans
sa rubrique « poésie plurielle », un beau poème de Sébastien
Minaux, auteur né en 1975, qui a commencé par écrire des nouvelles. Le fruit
des saisons est son deuxième recueil, où les poèmes en prose suivent le fil
naturel des quatre saisons, en commençant par l’automne – ce qui permet
l’ouverture finale, triomphale, sur la « grande table d’abondance » de
l’été, son « legs » de « fruits mûrs » , lorsque « Minuit même est implacable ». Car il y a ici quelque chose comme une épopée du temps
naturel ; avec un écho parfois persien, non seulement dans le rythme mais
dans les images suscitées, quand par exemple « Un or fermente dans les granges » et qu’ « à peine sait-on son goût de cuir en notre
bouche » ou quand le poète fait se lever à nos yeux éblouis « Un grand soleil en son halo de soufre ».
Un bel et bon livre, non seulement à savourer « en pure gourmandise », mais aussi souvent à méditer, jusqu’à
ce qu’avec le poète nous puissions peut-être « de nos yeux épouser les étoiles ». (par Martine Morillon-Carreau, Poésie/première 71) |