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" Du
côté de la poésie " :
Signes 25
Nantes 2005 ... (Editions du Petit Véhicule)
(par Martine Morillon-Carreau, 7 à dire n°16)
Breton, Gracq, Mandiargues, Cadou, Vaché, Péret,
Paul
Fort - et poussant en amont fluvial et temporel, Du Bellay en
son
petit Lyré - nous ont appris cette connivence
particulière entre ligériens et poésie
: en
témoignent une nouvelle fois les 31 poètes du
pays
nantais et alentour ; poètes vivant ou nés dans
la
région de Nantes, et qui ont répondu à
l'appel des
éditions du Petit Véhicule, dans le beau
n° 25
de la revue Signes.
Luc Vidal et Yves Moulet, ses maîtres d'œuvre, l'ont dédié à des Nantais trop tôt disparus, les poètes Gilles Pajot et Philippe Truchon, ainsi qu'au Professeur Daniel Briolet, grand " passeur de poésie " au cours de sa carrière universitaire, comme en tant que président de la Maison de Poésie de Nantes. Deux poèmes, l'un de Norbert Lelubre (à qui mon titre emprunte sa citation), l'autre de Jean-Paul Mestas, ouvrent la revue, anthologie poétique de 218 pages, illustrée de photographies en noir et blanc d'œuvres choisies ou créées par les auteurs : Gilles Baudry, Marc Bozec, Claude Bugeon, Christian Bulting, Claude Burneau, Jean-Claude A. Coiffard, Yves Cosson, Franck Cottet, Paul Couëdel, Jean-François Dubois, Albane Gellé, Philippe Gicquel, Jean-Marie Gilory, Jean-Noël Guéno, Roland Halbert, Kza Han, Guy Hivert, Claire-Neige Jaunet, Nicole Laurent-Catrice, Michel-François Lavaur, Alain Lebeau, Ghislaine Lejard, Jean-Luc Lerebourg, Franc Mallet, Françoise Moreau, Martine Morillon-Carreau, Yves Moulet, Henri Philibert, Claude Serreau, Éric Simon, Luc Vidal. Échos critiques et courtes biobibliographies accompagnent les poèmes, chacun répondant également ici, à son gré, à tout ou partie d'une enquête de quatorze questions fort diverses ; certaines concrètes : " comment travaillez-vous ? " " quelle est votre méthode ? " questions aussi de poétique : " est-ce qu'on est poète d'un lieu ou dans un lieu ? " " qu'est-ce qu'écrire ? " sans craindre l'interrogation existentielle : " qui êtes-vous ? " " qu'est-ce qu'un homme ? "... " La vie... la mort... la Poésie... " en somme. Si, à écouter ces trente et une voix très différentes on ne peut parler d'" école ", comment toutefois, dans Signes 25, ne pas être sensible à certains échos, prolongements, fils plus ou moins ténus, entre ces univers et manières poétiques d' auteurs, dont plusieurs, non seulement se connaissent mais, devenus amis, se rencontrent en des associations ou revues, qui ne paraissent pas toutes dans la région nantaise ? Ce qui frappe ici c'est bien une communauté de posture face à l'écriture, à l'exigence de l'écriture. Comme un souci commun de la faire coïncider avec la vie, dans la tension entre l'impermanence assumée de la modernité et cette permanence mystérieuse et têtue du désir poétique. (Martine Morillon-Carreau, 7
à dire n°16)
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